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Maman, j’ai fait un cauchemar !
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Les cauchemars...
En moyenne, les enfants rêvent cinq fois par nuit. Les cauchemars frappent généralement les enfants de 1 à 6 ans et 10 à 15% d'entre eux ont des problèmes de sommeil dus à leurs terreurs nocturnes. Les mauvais rêves arrivent généralement aux petites heures du matin, soit les heures où il est le plus difficile de se tirer du lit puis de se rendormir... Les enfants se souviennent généralement de leurs rêves et ont toutes les chances de vous raconter une histoire incohérente mais pleine d'images qui font peur : ne soupirez surtout pas d'exaspération ou pire, ne lui riez pas au nez ! Le fait de verbaliser et de scénariser ce qu'il a rêvé permet à l'enfant de mettre des mots, même les plus simples, sur des choses qui, en tant qu'adultes, ont tendance à nous passer par-dessus la tête : un placard entrouvert, et c'est une sorcière qui s'y cache, attendant le meilleur moment pour s'emparer de votre bébé ; un pied qui dépasse de la couette dans le froid de la nuit, et un infâme croquemitaine planqué sous le sommier en bave d'avance ; une lueur a priori rassurante et ce sont en fait les yeux d'un fantôme qui rigole au fond de la chambre... Dans la mesure du possible, prenez le temps de rassurer votre enfant et tâchez de dédramatiser. Faites-lui savoir que vous êtes là, et, si possible, aidez-le à se rendormir dans son lit. Le fait de le laisser finir sa nuit dans votre lit peut donner lieu à de mauvaises habitudes et se transformer en jeu perturbant pour votre enfant comme pour votre propre sommeil.
... Et les terreurs nocturnes
Celles-ci sont très impressionnantes car l'enfant se débat, hurle, a les yeux grand ouverts mais reste endormi. Au petit matin, celui-ci ne se souvient heureusement de rien. Ces terreurs frappent généralement les enfants de 3 à 6 ans dans les trois premières heures du sommeil. Dans ce cas, ne faites rien d'autre que de vérifier que votre enfant ne se blesse pas. Ne le réveillez surtout pas, laissez-le se calmer et remettez-le dans une position confortable : il est temps pour lui de reprendre un cycle de sommeil normal ! Ne lui reparlez surtout pas de cet événement le lendemain, vous risqueriez inutilement de faire remonter à la surface des images qu'il a déjà oubliées.
Causes et conséquences
Dans les premières années de leur vie, les enfants vivent de très nombreuses expériences : socialisation, journées d'école, apprentissage de la parole, de la lecture, de sentiments contradictoires, d'événements familiaux... les rêves servent de défouloir à la tension acquise durant la journée. D'autres facteurs comme une mauvaise digestion ou des habitudes de sommeil peuvent aussi jouer : l'enfant doit apprendre à s'endormir seul, aidé éventuellement par une couverture, un doudou ou une peluche, à l'aide d'un quotidien ritualisé. Lavage de dents, histoire, câlin et extinction des feux, toujours dans le même ordre, peuvent le rassurer et lui permettre de passer une bonne nuit. Si les terreurs ou les rêves devaient continuer plus que de rigueur, n'hésitez évidemment pas à consulter !
Comment faites-vous face aux cauchemars de vos enfants ? Quels sont vos conseils en la matière ? ... Nicolas (Paris)
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5/5
lalolea - le 19/11/2009 - le "sentiment" de sécurité
Il me semble que tout est là : être en sécurité dans son lit, dans sa chambre, dans sa maison, auprès de papa, maman... c'est un "sentiment". Pas rationnel mais pourtant déterminant.
C'est pourquoi je pense qu'emmener l'enfant qui a eu peur hors de son lit et de sa propre chambre risque de concrétiser le sentiment que cet endroit là on y est pas en sécurité.
A mon avis il vaut bien mieux, pour la tranquillité de tous, donner les moyens au petit de considérer cet endroit qui est le sien comme complètement sécurisant. Le rassurer bien sûr, mais dans son lit à lui. S'intéresser, l'écouter bien pr tâcher de comprendre ce qui motive sa crainte. Une porte mal fermée, ou un objet dont l'ombre est angoissante, on peut résoudre facilement le problème. Zou, à la niche le monstre. S'il s'agit d'évènements on peut désamorcer en expliquant ce qui n'a pas été compris, ou mal interprété, relativiser une dispute, des fois rien que laisser l'enfant exprimer ce qui le perturbe en se montrant très attentif suffit à l'en "débarrasser".
Pour ma part je crois beaucoup aux "protecteurs délégués" : ce doudou chien est le roi des câlinoux, mais qu'un monstre éventuel pointe son vilain groin et c'est un toutou très fâché qu'on vienne embêter son meilleur ami qui va croquer de toutes ses dents ! (poussées juste pour l'occasion!). Du coup, le monstre aura bien trop peur il se sauvera très loin et racontera à tous ses amis monstres que cette maison là il ne faut pa y aller elle est dangereuse pour les méchants !
Chez nous tous les doudous sont une armée potentielle qui veille au grain, au cas où... sont capables de devenir aussi gros que n'importe quel monstre ! En plus, on a un "linlin magique" qui est rempli d'amour (j'ai mis mon amour dedans, on a fait un gros noeud et voilà l'travail ! Attention, quand on change le doudou magique pr le laver il faut en redonner un qui a bien le gros noeud aussi !). Si une sorcière arrive, on secoue le doudou magique et de la poussière d'amour (magique donc invisible, soyons logique!) la transforme illico en gentille fée... les monstres ? Pof ! en monstres gentils qui réclament des câlins. Etc...
Et comme le chat de la maison ne laisserait jamais entrer aucun monstre sans se mettre très en colère, ce qui réveillerait toute la maison, on est bien tranquilles et tout le monde dort paisiblement dans une maison "sécurisée" par l'amour.
ça marche impec ma fille aura 6 ans en février elle n'a jamais fait un cauchemar de sa vie.
Un mauvais rêve de temps en temps oui, jamais perturbée plus longtemps que le temps de le raconter. Il faut dire que si jamais on se trompe de chemin, ça peut arriver, le linlin magique vous remmène sur le chemin du Pays des Rêves. Alors on est content de se rendormir pour y retourner !
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